Fin de la liberté d'expression.
Le 11 septembre 2001, à New-York et à Washington (USA), ont eut lieu les incroyables attentats que tous et toutes ont pu voir et revoir jusqu’à l’écœurement sur les chaînes de télévision du monde entier, autant qu’à la une de tous les journaux et magazines. Cet événement tragique et spectaculaire allait être le catalyseur du nouveau siècle et du nouveau millénaire, puisqu’il fut celui qui servit de justification à ce que l’administration Bush, suivie par les administrations de tous les pays développés, a appelé « la guerre contre la terreur » ou « la guerre contre le terrorisme ». Une guerre dont Georges W. Bush nous a dit, souvenons-nous, qu’elle serait « longue et difficile ». Une guerre qui devait impliquer, nécessairement, la collaboration de tous les états, de toutes les polices, et de toutes les forces armées. Une guerre contre une nébuleuse obscure et floue nommée très vite « Al Quaïda » et dirigée par un non moins énigmatique Oussama Ben Laden, érigé en figure de proue du « terrorisme islamique international ». Les Brigades Rouges, l’IRA et le terroriste Carlos n’avaient qu’à bien se tenir : ils faisaient désormais figure d’« amateurs » en matière de terrorisme.

Et les états suivirent, faisant voter à la va-que-j’te-pousse une série de mesures, de lois et de décrets visant – nous a-t-on affirmé goguenardement – à lutter contre le terrorisme, tout en menant à mal bon nombre de libertés et de droits individuels que l’on pensait – à tort – acquis dans nos démocraties (mais en démocratie, rien n’est jamais acquis !). On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, n’est-ce pas ? En envoyant également des forces militaires en Irak et en Afghanistan, se rendant dès lors complice de deux guerres crapuleuses menées sans le moindre objectif louable. Et en participant à une campagne de propagande sans précédant dans toute l’histoire de l’humanité !
On sait pertinemment aujourd’hui que toutes les allégations de l’administration Bush concernant la prétendue menace que faisait peser les « armes de destruction massive » en Irak étaient d’énormes mensonges. Même Colin Powell l’a publiquement admis (après coup, et à l’issue du second mandat de G.W. Bush à la Maison Blanche, lorsque l’affaire était faite).
On sait aussi, c’est le Général Frank qui l’a affirmé en public, que « les opérations en Afghanistan n’ont pas pour objectif de capturer Ben Laden » (sic). C’est pourtant ce qui a justifié l’intervention américaine dans ce pays, et ce qui fut sa justification auprès de l’ONU et de « l’opinion publique » non seulement états-unienne, mais internationale. Comme s’il pouvait exister une seule « opinion publique » dans des pays dit démocratiques, fait d’opinions diverses et multiples, divergentes et souvent contradictoires, voir opposées, bref, à tout le moins nuancées et ne pouvant être réduites à « une opinion publique » !
Opinion publique, mon cul ! Tu n’existes pas, sinon dans les esprits malades de ceux qui te fabriquent et dans la bouche des journalistes et autres « experts » de la communication.
Bref, sur toute la ligne, l’administration Bush a délibérément, et très gravement mentit à la communauté internationale autant qu’à ses propres citoyens afin de justifier deux guerres d’invasion meurtrières et destructrices, ainsi que l’imposition d’une collaboration internationale soi-disant pour lutter contre le terrorisme islamique. Les propos de Bush furent sans équivoque. Il y a un « axe du bien » et un « axe du mal » : ceux qui collaborent (avec les USA) forment l’axe du bien, ceux qui ne collaborent pas forment l’axe du mal.
« Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous ! » a-t-il asséné, comme dans un bon vieux western des années soixante. Une vision simpliste, manichéenne, absolutiste et totalement irréaliste du monde complexe dans lequel nous vivons. Une vision qui fait bien l’affaire d’une administration qui avait à sa tête un groupe de personnes (les néocons) se connaissant très bien, depuis des dizaines d’années, et qui, un an avant ces événements (en 2000) publiait un document – le « PNAC » – qui décrivait le « Projet pour un Nouveau Siècle Américain », et dans lequel on peut lire entre autre que les objectifs politiques et militaires souhaités ne pourraient être rapidement atteints « à moins que se produise un événement de type Pearl Harbor » …
Pourtant … Pourtant, allez savoir pourquoi, dès qu’un citoyen, qui qu’il soit, ose poser publiquement des questions concernant ce qui s’est effectivement passé le 11 septembre lors des attentats de New York et de Washington en France, il (ou elle) se voit immédiatement subir une véritable chasse au sorcières, condamné de façon aussi abrupte qu’ahurissante par les membres des médias traditionnels de « conspirationnisme » et pire, de « négationnisme » ! Ils sont insultés, diabolisés, traînés dans la boue, comparés à des négationnistes notoires (Faurisson), ridiculisés et ostracisés. Ils sont aussi, mais de façon anonyme, bien sûr, menacés de mort. On en déduit donc que l’on ne peut en aucun cas remettre en question la version de l’administration Bush selon laquelle ces attentats sont le fait d’une conspiration exercée par un groupe terroriste international nommé « Al Quaïda » et dirigée par Oussama Ben Laden, un dangereux chef terroriste extrémiste arabe. Bush et consort ont donc menti sur à peu près tout, SAUF sur les événements du 11 septembre ? … Curieux.
Mais « curieux », s’abstenir ! …
Cette chasse au sorcières proprement incroyable et ignoble, exercée principalement en France, on l’a vue d’abord en 2002, contre le journaliste Thierry Meyssan, puis plus tard contre la comédienne Marion Cotillard, contre l’humoriste Jean-marie Bigard, et dernièrement, ce 15 septembre, contre le réalisateur et comédien Matthieu Kassovitz. On reste sans voix face à autant d’ignominie, de mauvaise foi, d’incompétence, de sophismes et, surtout, de manquements graves à la charte déontologique du journalisme. On aura tout vu, tout lu et tout entendu à ce sujet. A en pleurer.
Heureusement – heureusement ! – la télévision et les journaux ne sont plus, en ce XXIe siècle, les seules sources d’information et de diffusion des idées aisément accessibles. Nous avons le Net. Bien sûr, les esprits chagrins ne manqueront pas de dire que « sur le Net, on trouve tout et n’importe quoi » (oubliant bien vite qu’on y trouve aussi leurs propres diatribes, donc « tout et n’importe quoi », n’est-ce pas messieurs les grincheux ?). Car bien entendu, l’information citoyenne n’est pas le gage de la « bonne » information. Elle est nécessairement partisane, entachées d’erreurs, voir malhonnête (parce que dans les rédactions mainstream, bien sûr, elle ne le sont pas, c’est bien connu : il n’y a plus de journaux d’opinion, m’sieur, dames, hélas). Car bien entendu, il nous faut nous méfier d’Internet et de ce qu’on y trouve. Nous ne sommes pas « armés » (intellectuellement) pour distinguer le vrai du faux, et n’avons pas assez de discernement pour faire la différence entre info et intox. Donc, cher public (on ne dit plus « citoyen », aujourd’hui, on dit « public » : le public, par essence, se contente d’assister passivement au spectacle ; le citoyen, par contre, est – théoriquement du moins – une personne active en démocratie), cher public, donc, ne lisez pas les inepties qui font la « poubelle du net » (sic), mais écoutez les « vrais » journalistes : ils savent ce qu’ils disent, et ils disent ce qu’ils savent. Ce sont des professionnels de la communication, on vous dit. Un peu comme les professionnels de la propagande, sommes toutes … Et bien messieurs les professionnels de la prop … pardon, de l’ « information », veuillez me pardonner, mais je vous emmerde !
Pas moins !
Je vous emmerde, parce que j’en ai marre que vous nous preniez pour des cons à longueur de journaux. Je vous emmerde parce que j’en ai marre de vous entendre nous faire la leçon, comme si nous n’étions pas capables, par nous-même, de construire nos propres opinions, en faisant la part des choses entre l’info et l’intox. J’en ai marre de vous entendre affirmer avec arrogance et mépris des inepties énOoooormes concernant des sujets dont, visiblement, vous ignorez tout ! Enfin – surtout – je vous emmerde parce que OUI, il est nécessaire, indispensable même, que nous remettions publiquement en question la version prétendument « officielle » concernant les événements du 11 septembre 2001, car non seulement cette version comporte à tout le moins des « zones d’ombres » plus que suspectes, mais cet événement détermine directement la ligne directrice de la politique internationale ET nationale de nos démocraties et conduit dès lors nos vies, nos croyances, nos choix et notre destin commun. Et comme l’Histoire le montre à suffisance, il est hors de question que les choix majeurs régissant nos vies et nos croyances reposent sur un nouveau mythe mensonger construit en détournant et en déformant la vérité à partir de faits tragiques servant de prétexte à une hégémonie mondiale aussi crapuleuse qu’inacceptable.
En voilà assez de cette chasse au sorcières, de ces méthodes tout juste dignes du Maccartisme ou du régime Stalinien !
Non, mais regardez-vous, écoutez-vous, lisez-vous ! On se croirait tout droit plongé dans l’univers du comic’s book « V for vendetta », qui n’a certes rien de comique, mais bien tout de la tragédie Orwellienne. Messieurs les journalistes, vous n’êtes pas sérieux, vous n’êtes pas fiables, et surtout, vous n’êtes plus du tout crédibles. Vous faites honte à une profession qui a par ailleurs une fonction essentielle et capitale en démocratie. Pire : non seulement vous faites honte à cette noble profession dont vous prétendez être l’élite, mais vous la trahissez de la pire façon qui soit ! C’est-à-dire en en faisant un outil de propagande idéologique, vecteur de contres-vérités, de non-sens, d’arguments sophistes et imbéciles, d’attaques ad hominem et de dialectique éristique du pire. On en a la nausée.
Je ne puis, en vous lisant et en vous entendant, que me souvenir de ce qu’écrivait Aldous Huxley en 1958 dans son essai « Retour au meilleur des monde » :
« (...) par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques - élections, parlements, hautes cours de justice - demeureront, mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme "non violent". Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés, resteront exactement ce qu'ils étaient aux bons vieux temps. La démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions (...) et de tous les éditoriaux, mais (...) l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux, mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera. »
Ou mieux encore, ce qu'écrivais Maurice Joly dans son pamphlet contre Napoléon III (ce qui lui vaudra deux ans d'emprisonnement à Sainte Pélagie) « Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu » :
« Le principal secret du gouvernement consiste à affaiblir l'esprit public, au point de le désintéresser complètement des idées et des principes avec lesquels on fait aujourd'hui les révolutions. Dans tous les temps, les peuples comme les hommes se sont payés de mots. Les apparences leur suffisent presque toujours ; ils n'en demandent pas plus. On peut donc établir des institutions factices qui répondent à un langage et à des idées également factices ; il faut avoir le talent de ravir aux partis cette phraséologie libérale, dont ils s'arment contre les gouvernements. Il faut en saturer les peuples jusqu'à la lassitude, jusqu'au dégoût. »
Et bien en fin de compte, peut-être pas tout le monde, non … Pas tout le monde. Car dans le "presque toujours" de Joly, une brèche se forme où je me loge et en agrandis la faille ...



2 commentaires à cet article.
Ah... on respire mieux près avoir lu ça ! Milles merci.
Pas la moindre once de confiance dans les journaux télévisés en effet (si faciles à démonter si on daigne avoir un tout petit peu de recul). Pas de "journalistes" dans ces lieux d'ailleurs seulement des "présentateurs" qui présentent les choses à leur guise. Les vrais journalistes se recherchent aux détours des programmes radiophoniques par exemples, où ils osent encore murmurer des idées subversives telles que " l'argent, l'argent, le nerf de la guerre".
Petites illustrations pour qui aurait encore des doutes:
- un journal doit faire peur : http://www.youtube.com/watch?v=UwQtD52vSBc
- Afghanistan : une manne pour ceux qui savent détourner les fonds et imposent leur vision du monde jusque dans l'humanitaire : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/interception/ (émission du 27 sept.).
Le 11 septembre n'a pas fini de pourrir le monde en effet.
Merci Morpheus pour ce coup de geule salutaire!